05 septembre 2008
Le British Paul Smith
Messieurs !!! Bien le bonjour !!!
Aujourd'hui, je m'attaque a du lourd. Dans la saga "je vais étoffer votre culture modistique", il est bien un créateur qu'il convient d'évoquer: Paul Smith ! Ceci pour plusieurs raisons:
1. Il crée principalement pour les hommes (sans être gay...)
2. Il est anglais, et comme je suis un amoureux de ce pays, j'ai la ferme intention de faire tomber quelques préjugés stylistiques.
3. Ce qu'il fait est juste beau (et ce n'est la moindre des raisons...)
- Un peu d'histoire
Paul Smith n'avait pas grand chose à faire de la mode à la base. La seule chose à laquelle il s'est intéressé jusqu'à l'âge de 17 ans, c'était le cyclisme. Il ambitionnait de devenir coureur professionnel jusqu'au jour où un accident (et 6 mois d'hôpital) mit fin à sa trop courte carrière sportive.
Galère, galère! En effet, Paul Smith se retrouve du jour au lendemain sans but et surtout sans diplôme.
En sortant de l'hôpital, il s'entoure d'amis artistes (dont une fille, Pauline, iplômée d'une école de mode et qui deviendra sa femme) et se fascine pour les couleurs puis progressivement pour la mode.
Nous sommes en 1970, Paul Smith ouvre une petite boutique de vêtements à Nottingham (centre de l'Angleterre, bien loin du buzz fashion de Londres...) avec Pauline. En parallèle, il prend des cours du soir de stylisme et de couture et, avec l'aide de Pauline, il crée et sa première collection prend "doucement" forme. Je dis doucement car elle ne sera présentée que 6 ans plus tard à Paris (en 1976 donc).
Comme souvent pour les créateurs talentueux, ce fût un énorme accélérateur de carrière. 3 ans plus tard, il ouvrait son premier magasin sous son nom à Londres, en 84 il est présent dans les boutiques japonaises, en 87 à New York, et cela continue depuis...
Pour moi, le style Paul Smith se définit comme classique avec un twist (un truc original). Il va vous sortir une chemise des plus classiques avec des poignets et un col à grosses fleurs, un costume très "City" avec une doublure à poix rouges et blancs, etc. Il y a toujours une pointe d'inattendu dans ses créations.
Il faut noter également qu'il travaille une palette de couleurs impressionnante, dont son imprimé fétiche (ci-dessous).

Un vrai régal.
Et voici l'homme
- Une sélection de pièces pour vous faire aimer Paul Smith
Une chemise avec le petit "twist" dont je vous parlais...

Le costume avec une doublure...étrange (en fait, on reconnaît un plan de Londres!)

et la doublure...

Défilé automne/hiver 2008-2009... à noter la chemise aux couleurs Paul Smith

Même défilé... belle cravate à poix et chaussettes...jaunes !

Paul Smith dessine aussi des chaussures. Je dois avouer que je ne leur trouve rien d'exceptionnel. J'ai quand même sélectionner une paires de boots super rétros. on verrait bien Oliver Twist les porter, ça respire l'Angleterre du début du XXème siècle.

Et enfin, l'accessoire de mode British par excellence...mais relooké par Paul Smith

J'espère vous avoir fait découvrir et peut-être aimer Paul Smith.
++
02 septembre 2008
Cette nana...un truc de ouf !
Messieurs !!! Bien le bonjour !!!
Qui mélange les couleurs dans tous les sens? Qui fait porter des « costumes bermudas » ? Qui rend l’homme super mode (pour peu qu’on ose porter ce qu’elle fait) ? SONYA RYKIEL bien sûr !
Un peu d'histoire
En mai 1968, SR pour les intimes ouvre sa première boutique à Paris. Elle a un style à elle - pour ne pas dire un particulier - mais qui plaît puisque elle repérée instantanément par un magazine américain qui la consacre (un peu pompeusement, c'est vrai) "Reine du tricot dans le monde". Du coup, le pull-over devient son emblème, sa pièce fétiche. Elle crée ensuite des vêtements avec coutures à l'envers. Vous en avez sûrement déjà vus, cela a été recopié et recopié et recopié encore.
SR utilise des couleurs chaudes qui sont devenues ses repères graphiques:
Elle les décline même en parure de lit...
Une bonne chose pour nous les hommes, c'est que SR ne nous squeeze pas comme le font tant d'autres créateurs. En général, il n'y en a que pour les nanas mais pas chez SR. Elle crée et fait défiler des collections entières pour hommes, après on aime ou on aime pas (on va en discuter en dessous) mais ça a au moins le mérite d'exister.
Depuis 2000, c'est Nathalie Rykiel qui a pris les reines de la création. Personnellement, on ne peut pas dire qu'il y ait du changement par rapport à l'ère Sonia. A se demander qui dessine les modèles...
Et voilà la Dame...
La dernière collection
Allure plutôt cool cet hiver chez Sonia Rykiel. Bien sûr la cravate fine accompagne la plupart des tenues afin de donner un peu de classe. Du sportswearsportswear mais du négligé !
L'avantage du Sonia Rykiel pour moi c'est le fait que c'est un peu ouf, ça fait très créateur, mais ça descend dans la rue sans aucun problème. Habillé vous comme n'importe lequel des mannequins de la collection et personne ne vous jettera des pierres.
Petite sélection:
Le costume en tartan semble indispensable cet hiver...
...tout comme le smoking...mais avec une chemise léopard pour en casser la rigidité
Pull bleu électrique et chemise léopard encore mais avec un costume classique

Un petit mélange de couleurs et de genre propre à SR: le manteau violet violent, le pull plutôt informe multicolore rayé et le costume / chemise classique. A noter le pull rayé avec la chemise à carreaux, une combinaison à rayer du vocabulaire modistique mais qui passe bien chez Rykiel.

Pantalon noir, pull rayé léopard, petite cravate fine, tout bonnement sublime. Une chose pendant que j'y pense: si les mannequins rentrent le pull dans le pantalon pendant les défilé, ce n'est pas parce que cela se porte comme ça, c'est juste pour mieux montrer le pantalon et la ceinture. Vous, vous le sortez du pantalon quand vous le portez...

La tenue suivante est juste...bizarre...je n'arrive pas à la décrire ni à la commenter. je vous laisse seuls juges...
Et vous vous aimez SR ?
29 août 2008
Histoire du jour...Burberry
Messieurs !!! Bien le bonjour !!!
Laissez moi vous conter une belle histoire de mode...
Débuts pleins de promesses
Il était une fois en l'an de grâce 1856 (c'est pas tout jeune!) un marchand de tissus de 21 ans ouvrit une boutique dans le Hampshire en Angleterre. Il se nomme Thomas Burberry. Quelques 15 ans plus tard, la boutique a acquis une certaine réputation en se spécialisant dans les équipements d'extérieur dont la gabardine qui est une veste assez courte imperméable (tiens tiens...) mais tout de même respirante (ouf!). Cette gabardine, brevetée en 1888, connaîtra un grand succès très rapidement après son lancement.
Publicité pour la gabardine Burberry (merci wikipediawikipedia)
Avec le succès et la renommée grandissante, la marque appelée à l'origine "Burberry" (du nom de son créateur, c'est original non?) se transforma en Burberrys of London. D'ailleurs, si vous tombez sur certains pièces assez anciennes, vous y trouverez probablement ce nom sur l'étiquette !
En 1901, le célèbre logo représentant le chevalier est créé et breveté. Il contient l'inscription latine "Prorsum" qui veut dire "aller de l'avant".

En 1914, rappelez c'est la guerre, mais c'est aussi la plus grande opportunité pour Burberry: l'armée british demande à la marque de concevoir et de fabriquer un manteau qui corresponde aux "exigences de la guerre moderne" (sic!). Il en résultera le "trench coat" qui, étonnamment, malgré les traumatismes de la guerre sera adopté par la population "civile" dès la fin de la guerre.
Militaire anglais lors de la guerre de 1914
Ainsi, ce trench coat va devenir la pièce phare de la maison, celle que l'on ne peut pas ne pas posséder, celle souvent imitée mais jamais égalée.
Pour le faire évoluer, dès 1924, la doublure se pare d'un tartan, pas n'importe lequel: c'est le Haymarket Check celui que l'on retrouve encore aussi comme la marque de fabrique de Burberry. Le succès est encore plus vaste.
Haymarket Check (Haymarket étant le quartier de Londres où le siège de Burberry fût installé par Thomas Burberry et demeure encore aujourd'hui)
La descente aux enfers
Ce n'est qu'en 1970 que la marque connaît ses premiers déboires. En effet, d'un seul coup, on ne sait trop expliquer pourquoi, Burberry devient à la mode chez les footeux (et pas les meilleurs). Un peu comme Lacoste fût à la mode parmi les racailles. La respectable maison devient associée aux hooligans, image particulièrement ancrée dans l'esprit des gens jusqu'en 1990. C'est la descente aux enfers de Burberry. Les ventes sont en berne, la marque est bien plus un objet de rigolade et de moquerie qu'un emblème de luxe. Elle n'est pas aidé par les stars qui font une publicité dont la marque se passerait bien, telle l'actrice Danielle WestbrookWestbrook qui portera un peu trop de Burberry (je vous laisse juger...) et que The Sun votera le pire faux pas modistique des 50 dernières années (voir article du Sun ici).
Trop de Burberry tue Burberry...
Burberry est quasi-mourant.
Happy end...so far
Il faudra attendre le milieu des années 1990 et l'arrivée de nouveaux investisseurs pour voir la maison relever la tête. Les initiatives se multiplient: lignes moins vieillotte, lancement de Burberry Prorsum (ligne de défilé, haut de gamme de la marque), et surtout, et surtout, recrutement de Kate Moss pour assurer la publicité de la marque. Certains disent que le mannequin a relancer à elle seule la marque, nous n'irons pas jusque là, mais il est certain que les publicités Burberry ont connu un regain de charme. Les ventes sont relancées, la marque est à nouveau à la mode...ouf ! une belle histoire qui se termine bien pour le moment.
Sélection de pubs Burberry par Kate Moss
La prochaine histoire sera consacrée à...surprise !
J'espère que cela vous a plus !
++
22 août 2008
Expo Valentino...un régal
Messieurs !!! Bien le bonjour !!!
Nous nous sommes donc rendus à l'exposition Valentino avec ma Douce aux Musée des Arts Décoratifs de Paris. Quel régal !!! OK OK OK, je sais ce que vous allez me dire : Valentino n'a créé que pour les femmes, alors c'est pas pas passionnant pour nous les mecs. C'est vrai, mais en regardant les 200 modèles exposés depuis 1959 jusqu'à la collection Printemps/été 2008 (la dernière collection dirigée par Valentino avant sa retraite), on se dit que la haute couture, oui c'est des "fringues", mais là c'est de l'ART !
Comme je vous l'avais promis, une petite bio du couturier pour parfaire votre culture (et, éventuellement, épater votre Amoureuse ! lol)
De son vrai nom Valentino Garavani (plus connu donc sous son prénom uniquement), est originaire de Rome où il est né en 1933. Bizarrement, il prend des cours de stylisme à Paris. Diplômé en 1956, il entre chez Guy Laroche pour y faire ses premières armes.
En 1959, il se jette dans le grand bain et décide de travailler seul et ouvre son atelier à Rome. Des les premiers modèles créés par sa main, le rouge est la couleur de prédilection du couturier.
En 1962, il fait une présentation au Gotha international de la mode, et sa première collection triomphe au Pitti de Florence.
En 1968, alors que la haute couture est très colorée, Valentino dévoile sa Collezione Bianca, entièrement blanche, dédiée à son amie Jackie Kennedy. Il signera, cette année là, la robe de Jacqueline Bouvier Kennedy pour son mariage avec le milliardaire Aristote Onassis (ci-dessous).

En 1969, il ouvre sa première boutique à Milan. Elle sera suivie d’autres, à Rome, puis New York et Tokyo.
En 1975, il présente ses premières collections de prêt-à-porter à Paris. Il faudra attendre 1989 pour y voir ses défilés de haute-couture.
En 1984, il crée les tenues des athlètes italiens pour les Jeux Olympiques.
En 1998, sa marque (à la fois prêt-à-porter, haute couture, parfums et accessoires) est rachetée par H.D.P, groupe coté en bourse dont le but est de créer le premier pôle de luxe italien.
En juin 2000, pour ses quarante ans de carrière, Valentino Garavani reçoit le « lifetime achievement award » pour l’ensemble de son œuvre. Le 6 juillet 2006, il reçoit la légion d’honneur à Paris.
Au début de l'année 2008, le monde de la mode s'arrête un instant car Valentino prend sa retraite à 75 ans. Ainsi s'achève la carrière du couturier qui aura habillé les plus belles femmes du 20ème siècle : Elizabeth Taylor, Cate Blanchett, Audrey Hepburn et bien d'autres.
Et voici l'homme
Pour finir, une petite sélection personnelle de modèles du couturier :
- Le pliage selon Valentino

- La classe selon Valentino
- Le Valentino des années 60
- Le Valentino des années 1970 (réédition d'une robe de 1972 portée par Julia Roberts)
- Le Valentino des années 1980
- Pour finir, la robe drapée du fameux rouge Valentino

Voilà, j'espère vous avoir fait découvrir ou redécouvrir un couturier hors-norme.
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16 août 2008
Mais qui est Pierre Hardy ?
Messieurs !!! Bien le bonjour !!!
Aujourd'hui j'ai pas d'idée ! Je ne sais pas de quoi vous parler, cela me travaille. Je monte dans le bus et là j'écoute la conversation de mes voisines. Elle parle de Pierre Hardy... je vous retranscrit leur conversation (à ma sauce...) :
Vous ne connaissez pas Pierre Hardy ? Personne ne vous en voudra mais sachez qu'il est mondialement connu (quand même) pour ses chaussures pour hommes et femmes. Il a travaillé pour Dior entre 1988 et 1993 - c'est notamment lui qui a créé le modèle de base de la chaussure pour homme chez Dior.
Voici l'homme
Aujourd'hui, il travaille pour Hermès et Balenciaga, cela montre son talent. Mais surtout, P. Hardy propose depuis un peu moins de 10 ans sa propre marque (qui, très original, se nomme Pierre Hardy).
Pour compléter votre culture sur ce chausseur d'exception, il faut retenir le nom de sa chaussure mythique pour homme : la Desert Boot.

Egalement les sneakers...très colorés :

Pour femmes, il faut retenir que ses chaussures sont très très très souvent compensées. Genre :
Oui moi aussi, je trouve qu'il faut aimer...et oser les porter...
Voilà, j'espère vous avoir donné envie d'aller faire un tour dans sa boutique, même si vous n'achetez rien, l'accueil y sera super sympa et ca vaut le coup d'oeil.